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    <title>GigEconomy &amp;mdash; Byl</title>
    <link>https://blog.byl.fr/tag:GigEconomy</link>
    <description>Numérique et politique</description>
    <pubDate>Thu, 25 Jun 2026 10:20:30 +0000</pubDate>
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      <title>Économie du partage : ils ont créé un monstre</title>
      <link>https://blog.byl.fr/economie-du-partage-ils-ont-cree-un-monstre</link>
      <description>&lt;![CDATA[Susan Fowler connaît  bien la Silicon Valley. Après avoir passé un an chez Uber, elle a démissionné et publié un article retentissant sur le sexisme et la &#34;bro culture&#34; qui régnaient au sein de l&#39;entreprise. Elle publie aujourd&#39;hui une tribune sur la gig economy \[1\],  également appelée hypocritement “économie du partage”, dont les start-up de la Silicon Valley sont les pourvoyeuses et les championnes les plus zélées.&#xA;&#xA;!--more--&#xA;&#xA;La gig economy applique les méthodes de l&#39;ingénierie logicielle au monde du travail : diviser en de multiples tâche une activité afin de la rationaliser au maximum. Elle se caractérise par le fait qu&#39;il n&#39;y a pas d&#39;emploi mais uniquement des tâches ultra-spécialisées : livrer un plat, effectuer une course, garder des animaux, etc. Elle doit son nom au mot &#34;gig&#34; qui veut dire concert, les musiciens étant payés à la tâche, au concert, et non dans le cadre d&#39;un contrat sur le long terme.&#xA;&#xA;La gig economy permet à des jeunes boutonneux sortis d&#39;école de commerce de se faire de la thune le cul sur une chaise à taper du code ou à remplir des tableurs excel pendant qu&#39;une armée de petites mains se crève le cul à pédaler pour aller livrer des plats chauds, qu&#39;il pleuve, qu&#39;il vente ou qu&#39;il neige, à des &#34;utilisateurs finaux&#34;, ces êtres étranges qui n&#39;ont plus le temps ou plus le \courage \de sortir pour acheter trois légumes et un bout de pain.&#xA;&#xA;Le véritable problème avec la  gig economy ce n&#39;est pas tellement qu&#39;elle crée des armées d&#39;obèses fainéants, c&#39;est surtout qu&#39;elle détruit des emplois classiques, chauffeurs, livreurs, ainsi que les systèmes de protection sociale et de mutualisation des risques qui va avec.&#xA;&#xA;Aux États Unis, on estime que 34% des emplois relèvent de la gig economy. Comme les américains sont toujours en avance d&#39;une connerie sur le vieux continent, on peut aisément imaginer que la part de petits boulots distribués par des plate-formes créées par des boutonneux d&#39;école de commerce ne va faire qu&#39;augmenter en France et en Europe dans les années à venir. Le nombre de cycliste deliveroo ou de chauffeur uber dans les rues des grandes villes de France en atteste :  la gig economy n&#39;est pas une mode, c&#39;est une tendance.&#xA;&#xA;Aujourd&#39;hui seuls les emplois peu qualifiés sont touchés. C&#39;est un problème de pauvre. Donc ça va. Si t&#39;as fait des études, pas de quoi flipper. Pourtant Susan Fowler nous avertit : si des ingénieurs sont capables de diviser en de multiples tâches un emploi de chauffeur ou de livreur pourquoi ne sauraient-ils pas le faire avec des emplois plus qualifiés tels que manager ou même développeur ?&#xA;&#xA;  The risk, we agreed, is that the gig economy will become the only economy.&#xA;    Le  risque est que l&#39;économie des petits boulots devienne la seule économie&#xA;&#xA;Dans une prise de conscience tardive, les boutonneux de la Silicon Valley s&#39;écrient donc en chœur avec Susan Fowler : &#34;Qu&#39;avons nous fait ? Nous a avons créé un monstre&#34;.&#xA;&#xA;Sans déconner.&#xA;&#xA;À lire : “What Have We Done?”: Silicon Valley Engineers Fear They&#39;ve Created a Monster | Vanity Fair_&#xA;&#xA;littéralement l&#39;économie des petits boulots&#xA;&#xA;#GigEconomy #Politique #Uber #Vautours]]&gt;</description>
      <content:encoded><![CDATA[<p>Susan Fowler connaît  bien la Silicon Valley. Après avoir passé un an chez Uber, elle a démissionné et publié un <a href="https://www.susanjfowler.com/blog/2017/2/19/reflecting-on-one-very-strange-year-at-uber">article retentissant</a> sur le sexisme et la “bro culture” qui régnaient au sein de l&#39;entreprise. Elle publie aujourd&#39;hui <a href="https://www.vanityfair.com/news/2018/08/silicon-valley-engineers-fear-they-created-a-monster">une tribune sur la </a><em><a href="https://www.vanityfair.com/news/2018/08/silicon-valley-engineers-fear-they-created-a-monster">gig economy</a></em> <a href="#gig1">[1]</a>,  également appelée hypocritement “<a href="https://blog.barbayellow.com/2015/07/16/uber-lyft-airbnb-economie-du-partage-ou-economie-de-vautours/">économie du partage</a>”, dont les <em>start-up</em> de la Silicon Valley sont les pourvoyeuses et les championnes les plus zélées.</p>



<p>La <em>gig economy</em> applique les méthodes de l&#39;ingénierie logicielle au monde du travail : diviser en de multiples tâche une activité afin de la rationaliser au maximum. Elle se caractérise par le fait qu&#39;il n&#39;y a pas d&#39;emploi mais uniquement des tâches ultra-spécialisées : livrer un plat, effectuer une course, garder des animaux, etc. Elle doit son nom au mot “gig” qui veut dire concert, les musiciens étant payés à la tâche, au concert, et non dans le cadre d&#39;un contrat sur le long terme.</p>

<p>La <em>gig economy</em> permet à des jeunes boutonneux sortis d&#39;école de commerce de se faire de la thune le cul sur une chaise à taper du code ou à remplir des tableurs excel pendant qu&#39;une armée de petites mains se crève le cul à pédaler pour aller livrer des plats chauds, qu&#39;il pleuve, qu&#39;il vente ou qu&#39;il neige, à des “utilisateurs finaux”, ces êtres étranges qui n&#39;ont plus le temps ou plus le *courage *de sortir pour acheter trois légumes et un bout de pain.</p>

<p>Le véritable problème avec la  <em>gig economy</em> ce n&#39;est pas tellement qu&#39;elle crée des armées d&#39;obèses fainéants, c&#39;est surtout qu&#39;elle détruit des emplois classiques, chauffeurs, livreurs, ainsi que les systèmes de protection sociale et de mutualisation des risques qui va avec.</p>

<p>Aux États Unis, on estime que 34% des emplois relèvent de la <em>gig economy</em>. Comme les américains sont <a href="https://www.youtube.com/watch?v=m_K4gQKB6tM">toujours en avance d&#39;une connerie sur le vieux continent</a>, on peut aisément imaginer que la part de petits boulots distribués par des plate-formes créées par des boutonneux d&#39;école de commerce ne va faire qu&#39;augmenter en France et en Europe dans les années à venir. Le nombre de cycliste deliveroo ou de chauffeur uber dans les rues des grandes villes de France en atteste :  la <em>gig economy</em> n&#39;est pas une mode, c&#39;est une tendance.</p>

<p>Aujourd&#39;hui seuls les emplois peu qualifiés sont touchés. C&#39;est un problème de pauvre. Donc ça va. Si t&#39;as fait des études, pas de quoi flipper. Pourtant Susan Fowler nous avertit : si des ingénieurs sont capables de diviser en de multiples tâches un emploi de chauffeur ou de livreur pourquoi ne sauraient-ils pas le faire avec des emplois plus qualifiés tels que manager ou même développeur ?</p>

<blockquote><p>The risk, we agreed, is that the gig economy will become the <em>only</em> economy.</p>

<p>Le  risque est que l&#39;économie des petits boulots devienne la seule économie</p></blockquote>

<p>Dans une prise de conscience tardive, les boutonneux de la Silicon Valley s&#39;écrient donc en chœur avec Susan Fowler : “Qu&#39;avons nous fait ? Nous a avons créé un monstre”.</p>

<p>Sans déconner.</p>

<p>À lire : <em><a href="https://www.vanityfair.com/news/2018/08/silicon-valley-engineers-fear-they-created-a-monster">“What Have We Done?”: Silicon Valley Engineers Fear They&#39;ve Created a Monster | Vanity Fair</a></em></p>
<ol><li>littéralement l&#39;économie des petits boulots</li></ol>

<p><a href="https://blog.byl.fr/tag:GigEconomy" class="hashtag"><span>#</span><span class="p-category">GigEconomy</span></a> <a href="https://blog.byl.fr/tag:Politique" class="hashtag"><span>#</span><span class="p-category">Politique</span></a> <a href="https://blog.byl.fr/tag:Uber" class="hashtag"><span>#</span><span class="p-category">Uber</span></a> <a href="https://blog.byl.fr/tag:Vautours" class="hashtag"><span>#</span><span class="p-category">Vautours</span></a></p>
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      <guid>https://blog.byl.fr/economie-du-partage-ils-ont-cree-un-monstre</guid>
      <pubDate>Sat, 18 Aug 2018 12:28:04 +0000</pubDate>
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