Uber, Lyft, Airbnb... Économie du partage ou économie de vautours ?

L'économie du partage serait donc un truc super où tout le monde trouverait son compte : le client, le consommateur et l'entremetteur. Devenir chauffeur Uber ou prêter sa maison à des inconnus ne serait donc pas un choix subi mais un choix conscient, parce que ça rapporte un peu et que ça fait du lien social.

C'est exactement ce que démonte l'article du New-York Times The Sharing Economy Isn’t About Trust, It’s About Desperation, chiffres à l'appui.

En 2008, aux États Unis, la Mecque de l'économie du partage, le nombre d'emplois à temps partiel a explosé. Il a même dépassé le nombre d'emplois à plein temps. Au même moment, les petits et moyens salaires ont régressé. Et comme par hasard, Uber, Airbnb, Lyft et tous les services d'économie du partage se sont développés à ce moment précis. De là à dire que la crise économique a créé un contexte favorable l'apparition de services type Uber ou Airbnb qui permettent de mettre du beurre dans les épinards, il n'y a qu'un pas que le NYT franchit allègrement.

Lorsqu'on sait que Airbnb est une entreprise valorisée aujourd'hui à 10 milliards de dollars et sa croissance a été favorisée par un contexte économique dégradé, on peut aller plus loin et affirmer que les Uber Airbnb Lyft & co ne participent pas d'une hypothétique économie du partage mais bel et bien d'une véritable économie de vautours.

The Sharing Economy Isn’t About Trust, It’s About Desperation

Photo de Travis Kalanick vautour par Adrian Korte, licence Creative Commons.

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